Mercurius et OpenPEPPOL : facturation électronique pour les autorités belges

Fedict donne son feu vert au déploiement de la plate-forme de facturation électronique qui permettra aux autorités belges de recevoir des factures au format numérique. Babelway va transformer le projet pilote Mercurius en une plate-forme de facturation électronique conforme aux normes européennes d’OpenPEPPOL.

Ce projet s’inscrit dans le plan d’action Digital Belgium d’Alexander De Croo, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste, destiné à soutenir les premier et cinquième piliers, à savoir l’Économie numérique et les Pouvoirs publics numériques.

Il y a plus de dix ans que les entreprises s’intéressent à la facturation électronique, c’est-à-dire le remplacement de la facture papier par sa version numérique. L’un des principaux obstacles au déploiement de la facturation électronique est la coexistence de plusieurs réseaux et plates-formes, si bien qu’il faut chaque fois convertir les données avant de pouvoir les traiter dans un logiciel particulier. C’est pourquoi Fedict travaille depuis 2013 à une plate-forme de facturation électronique pour les autorités belges. Il a d’abord lancé un projet pilote baptisé Mercurius qui a permis la réception en juillet 2014 de la première facture électronique par le gouvernement fédéral.

En août 2015, Fedict a lancé un marché public destiné à transformer ce projet pilote en une véritable plate-forme de facturation électronique dans le cadre du projet Pan-European Public Procurement Online (OpenPEPPOL). Babelway a remporté ce marché et se chargera de l’implémentation du projet dans les mois qui viennent. La livraison est prévue pour le 1er  trimestre de 2016. Dès ce moment, les autorités belges seront en mesure de réceptionner les factures électroniques que leur enverront tous leurs fournisseurs, quels que soient la plate-forme ou le réseau qu’ils utilisent.

L’automatisation de l’émission et du traitement des factures s’accompagne de nombreux avantages. Notamment des économies d’un montant annuel de 3,5 milliards d’euros pour les entreprises comme pour les autorités belges. Les fournisseurs n’auront plus besoin d’imprimer ni d’envoyer des factures papier. Quant aux clients, ils ne devront plus encoder ces factures dans leur système de comptabilité, car ils recevront des données directement traitables par leur logiciel.